Télétravail: progrès ou accident?

La crise du coronavirus nous a confrontés à l’urgence de remettre en question le fonctionnement de notre société et de la transformer. L’un de ses effets immédiats a été le développement du travail à distance. Et si la généralisation du télétravail était un progrès plutôt qu’un accident ?

 

Ainsi, l’épidémie de coronavirus nous a forcés à sauter le pas de manière radicale. Quasiment du jour au lendemain, il a fallu s’organiser pour pouvoir continuer à travailler ensemble, mais chacun depuis chez soi.

Cela risque de ne pas être exceptionnel et gagnerait à être normalisé : nous ne sommes pas à l’abri d’une deuxième voire d’une troisième vague, sans compter les risques d’une nouvelle pandémie. Ainsi, peut-être pourrions-nous profiter de ces circonstances exceptionnelles pour introduire une nouvelle normalité qui consisterait à télétravailler un ou deux jours par semaine tout au long de l’année. En cas de nouvelle épidémie, nous serions mieux préparés, plus efficaces, moins pris au dépourvu que lorsqu’il s’est agi d’introduire le télétravail en quelques jours.

 

Mais l’argument sanitaire n’est pas le seul à plaider en faveur d’une généralisation du travail à distance, car son adoption signifie aussi un progrès en matière d’écologie.

En effet, en France par exemple, le déplacement domicile-travail génère en moyenne 2 tonnes de COpar personne et par an. C’est dramatique lorsque l’on sait que, pour éviter que l’augmentation de la température ne dépasse les 2Cº d’ici 2050, chaque habitant de la planète ne devrait pas émettre plus de 2 tonnes de CO2 par an. C’est-à-dire qu’un français remplit son quota rien qu’avec ses déplacements entre le domicile et le travail ! Pour limiter cet impact sur notre environnement, et on sait à quel point c’est une urgence aujourd’hui de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, on peut opter pour des moyens de déplacement plus « verts » : le vélo, la marche à pied, voire le covoiturage lorsque c’est plus compliqué d’abandonner la voiture, pour de très longues distances ou en cas de mauvaise condition physique par exemple. Mais, semble-t-il, la solution qui permet de drastiquement réduire nos émissions de CO2, c’est l’implantation du télétravail,  qui est accessible à tous -à condition d’avoir accès au numérique. En limitant ces déplacements, c’est du même coup la pollution, les embouteillages, les accidents (le nombre de morts sur la route a diminué de 40% en mars dernier pendant le confinement), les retards, le stress qui diminuent. Enfin, le télétravail permet aussi de concilier plus facilement la vie de famille avec son travail : ce peut être une solution si on doit  garder un enfant malade ou en bas âge, par exemple.

En bref, il semblerait que le travail à distance est venu pour rester, et ne disparaîtra pas avec le coronavirus.

 

Pourtant, il ne s’agit pas non plus de contester radicalement le travail dans sa forme présentielle. On ne peut nier en effet les effets positifs du travail en groupe, comme l’émulation, et le fleurissement aujourd’hui des espaces de coworking montre bien à quel point il est parfois difficile de travailler seul chez soi. Sans compter que l’accès au numérique est encore limité voire compliqué pour certains : il ne s’agit pas, avec  le télétravail, de creuser plus encore la fracture du numérique et ses conséquences pour les plus défavorisés. Ainsi, plutôt qu’un remplacement total du travail en présentiel par le travail à distance, il faudrait rechercher une certaine flexibilité dans l’organisation des entreprises. C’est-à-dire, que se rendre sur son lieu de travail ne soit pas une norme mais une option, choisie lorsque c’est nécessaire ou préférable. Et de fait, certaines grandes entreprises (comme certaines entreprises de consulting ou Danone Hollande) ont moins de postes de travail que d’employés, signe que le travail à distance est un paramètre déjà pris en compte. Le défi, c’est donc d’accueillir cette nouveauté et de favoriser son implantation et son développement, car on a vu les effets bénéfiques que ce mode de travail suppose.

 

Mais il reste une dernière difficulté : si travailler depuis chez soi semble synonyme de progrès, c’est parfois malaisé d’adopter ce système car c’est tout un mode de travail qu’il faut repenser. En réalité, le télétravail n’est pas plus compliqué que ça à mettre en place, mais il faut y être préparé. Pour cela, à Little Buddha, nous avons développé MyMediaConnect, un programme informatique qui permet de télétravailler de façon efficace. Cet outil numérique automatise les processus d’approbation interdépartementaux, évite la dispersion des actifs de marque, normalise les workflow : en conséquence, il facilite le suivi des projets et leur lisibilité et augmente la productivité. De plus, son serveur cloud sécurisé permet d’avoir accès aux flux où que ce soit — au bureau, à la maison ou ailleurs–  et garantit cette flexibilité qui est clef aujourd’hui.

L’épidémie de coronavirus, en nous obligeant à changer (entre autres) notre manière de travailler, a supposé un grand défi, mais peut-être nous aura-t-elle rendu service si elle nous permet d’en tirer une leçon de progrès, pour un monde un peu plus vert.

août 31 2020 | Stratégie
2020 A view of the future from c-level by Little Buddha FR

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